A 61 -year -old Rémois was sentenced to 4 years in prison, including one year suspended, for set fire to her house, Tuesday September 2 in Reims. He wanted to challenge his expulsion. The fire had spread to five neighboring dwellings.
Trois jours après l’incendie volontaire de sa maison, et la propagation du feu à cinq autres maisons, un homme de 61 ans a été condamné à quatre ans de prison, dont un avec sursis par le tribunal correctionnel de Reims, ce vendredi 5 septembre. Ce rémois a également obligation de soigner son alcoolisme. A la barre, le prévenu a reconnu les faits, et a confirmé sa première version des faits : il a voulu protester contre la procédure d’expulsion décidée par le bailleur.
L’incendie, qui a eu lieu rue de la Maladrerie à Reims, s’est propagé à cinq autres maisons.**** Quatre familles dorment actuellement chez des proches, elles ne peuvent pas rentrer chez elle.
Jusqu’à 50 bières par jour
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A l’audience, la présidente s’interroge, “pourquoi cet homme n’est-il pas sous tutelle ?“. Elle met en avant sa situation, celle d’un célibataire, sans enfant, qui vit avec son chien au milieu des détritus dans un logement devenu insalubre. Sa voisine le décrit comme quelqu’un de “gentil” mais qui “se néglige et qui a sombré dans l’alcool”. Il ne nie pas sa forte consommation d’alcool et reconnaît qu’il boit dès le matin, jusqu’à 50 bières par jour.
Le 25 août dernier, le bailleur Plurial Novilia décide d’expulsion ce locataire, chose qu’il n’accepte pas. Le mardi 2 septembre au matin il décide de “faire quelque chose contre” son bailleur. Le Rémois est ensuite allé acheter un bidon d’essence, il a ensuite aspergé tout son logement avant d’y mettre le feu. Les deux batteries de trottinettes à l’intérieur explosent et le feu se propage aux logements voisins.
“Ce n’est pas un incendiaire froid et calculateur”
Le prévenu, déjà condamné pour plusieurs faits de violence et dont la dernière condamnation remonte à 2015, était jugé aussi pour l’agression de sa voisine. Après avoir mis le feu à sa maison, ils ont eu une altercation, il l’a poussé au sol et l’a aspergé d’une bombe de peinture rouge, pensant qu’il s’agissait d’une bombe lacrymogène. Sept jours d’incapacité total de travail lui ont été prescrit.
La procureur, qui avait requis deux ans de prison dont un avec sursis, s’étonne : “Les faits sont reconnus avec une telle désinvolture qu’on a du mal à croire que ces faits sont graves, ont aurait pu être devant une cour d’assise”. L’avocate de la défense tempère, “ce n’est pas un incendiaire froid et calculateur, c’est un homme brisé qui se laisse mourir depuis des années”. Au micro d’ICI Champagne Ardenne, Maître Christophe Barthélémy salue ce jugement “c’est une condamnation juste […] The facts are very serious and the consequences could have been dramatic from a human point of view “. The lawyer for the neighbors, constituted civil parties, did not wish to answer our questions, just like the defense lawyer.
La question des dommages et intérêts sera évoquée lors d’une prochaine audience au mois de juin prochain.
