Around 150 people gathered this Saturday afternoon in front of the Prefecture in Montpellier, to denounce the growing poor housing, according to the demonstrators. They demand that the State take care of people on the streets, particularly children.
“Un toit pour tous”. Voilà le mot d’ordre du rassemblement ce samedi après-midi sur la place de la Préfecture à Montpellier. Environ 150 personnes étaient présentes pour dénoncer le mal-logement “grandissant”, et demander que l’Etat prenne en charge les personnes à la rue, en particulier les enfants.
“Selon les chiffres qui nous remontent, il y a 200 enfants en situation de rue à Montpellier, c’est-à-dire à la rue, dans un squat ou un bidonville, affirme Monique Demante, porte-parole du collectif Un toit, un avenir. On cible l’Etat parce que c’est à lui de loger ces personnes, et c’est de la faute des gouvernements successifs si on a perdu 400 places d’hébergements d’urgence l’an dernier, 300 cette année.”
“Les travailleurs précaires” se retrouvent à la rue
Cette mobilisation résonnait forcément avec la situation des 15 enfants et leurs familles à la rue pendant sept jours début novembre après avoir été expulsés de leur squat. Mais le problème dépasse largement ces cas-là, selon les associations. “Le public ciblé s’est élargi, assure Monique Demante. On a maintenant des étudiants à la rue, des travailleurs précaires, qui sont au SMIC, et qui se retrouvent à la rue !”
“Ce sera pire l’année prochaine”, prédisent déjà les associations.
