Michel Goulet S’exprime sur Le Déclin Probable du Retour des Nordiques à Québec
De retour à Québec pour le Tournoi Pee-Wee, Michel Goulet, ancien pilier des Nordiques, exprime sa frustration et son scepticisme concernant le retour de l’équipe à la ville. « Quand je regardais ça au départ, je voyais ça dans un horizon de cinq à dix ans, mais tabarouette… C’est tellement triste de savoir qu’on n’a pas de club encore », souligne-t-il, face à une récente rencontre avec les partisans au Centre Vidéotron.
L’Espoir perdu et la Résignation
À la fin avril, Michel Goulet atteindra 65 ans, le même âge que le célèbre tournoi auquel il n’a jamais participé dans sa jeunesse. C’est une date emblématique qui symbolise la fin d’une ère pour lui et pour de nombreux partisans de la ville.
L’ancien ailier gauche, reconnu pour avoir emballé les filets adverses à un rythme impressionnant, est percuté par la réalité. Bien qu’il refuse de désespérer tout à fait, sa foi dans le retour des Nordiques oscille. Chaque espoir éveillé retourne loin, chaque déception successive текущ douloureusement.
« On peut en parler, mais ça ne changera rien tant que la Ligue nationale ne prendra pas de décision de ce côté-là. Chose certaine, ça serait le fun pour la ville de Québec », déclare-t-il, montrant le chemin d’un espoir encore préservé, même si incertain.
Du Bon Hockey, malgré Tout
Goulet admet que la ville de Québec n’est pas dépourvue de bon hockey. Le Tournoi international de hockey Pee-Wee n’est qu’un exemple parmi d’autres.
Il y a les Remparts, malgré leur baisse de niveau temporaire après la conquête de la Coupe Memorial, qui continuent d’attirer la foule de fans.
L’arrivée de rencontres d’exhibition des équipes comme les Kings, et plus loin les matchs entre les Sénateurs, les Canadiens et les Devils en 2024 ajoutent leur lot de joie.
Pas à oublier la victoire de Montréal, qui a récemment remplit le Centre Vidéotron lors d’un jeu mémorable.
La Politique et la Hésitation de la Ligue Nationale
Cependant, Goulet remains persuadé que ces événements, malgré leur importance locale, ne satisfont pas pleinement les attentes de la ville face à un retour durable des équipes professionnelles. « De revenir tout le temps vers des événements comme ça, c’est un peu plate pour la ville, mais en même temps, ça montre que les gens sont encore attachés au hockey professionnel », avance-t-il prudentement.
La question sous-jacente, selon lui, relève davantage de la décision politique de la Ligue nationale, qui doit répondre à de nombreuses parties prenantes. « Il y a aussi de la politique derrière tout ça. Il y a bien des poches profondes dans la Ligue nationale auxquelles Gary Bettman doit répondre. Si ces gens-là ne veulent pas le faire, ils ne veulent pas le faire », conclut-il fermement.
